mercredi 14 mai 2008

Le mot de la fin

Une petite dernière pour la route, à l'aéroport de Toronto.

Je n'ai jamais su conclure. Tirer des leçons de ses expériences, dire en deux mots ce que fut cette année pour moi est un travail de synthèse que la grande bavarde que je suis est incapable d'accomplir. Je dirai juste que c'est sans doute l'une des années les plus riches en expériences que j'ai jamais vécu et que, dans le fond, je ne regrette rien (que ça sonne creux quand on l'écrit...). A très bientôt  à Paris où aux quatre coins de la planète!


mardi 13 mai 2008

Avant le retour au bercail

Avant de m'envoler, valises bouclées, appartement déserté, je m'autorise un petit retour sur ces derniers jours (on ne sait jamais, je me rappellerai peut-être plus très bien après sept heures dans un avion). Avant de boucler mes bagages, j'ai commencé par dire au revoir à Nadra après de petites soirées fort sympas à Red Robin, Hardware et un dîner succulent au presbytère.

Ensuite il y a eu Mike et Romain (ici dans un état pas possible, il faut croire que le retour en France nous fait replonge dans nos souvenirs d'enfance) et Mike. Là, tout de suite, c'était nettement moins joyeux Buffalo... Enfin, j'ai pas vraiment eu le temps de m'en rendre compte entre le grand nettoyage de mon appart, les questions existentielles: je sacrifie la bouteille de shampoo ou la serviette dans ma valise (faut se rendre à l'évidence, neuf mois de ma vie ne tiennent pas dans deux valises), mon mémoire (il n'est jamais trop tard pour s'y mettre), les doctor house chez Pierre, qui a tout de même réussi à se péter la main avant de partir.... et les petites promenades et dîner au Shango avec Mappy. 

Bref, Pierre est parti se faire une escapade à NY City, il ne reste plus que moi et une Marie-Pierre toute triste de nous voir partir les uns après les autres. Il faut admettre que Buffalo sans la dream team, c'est moins joyeux. Mais j'aime pas parler des choses tristes ni des gens que je ne reverrai sans doute plus: dernier déjeuner avec mes copines du cours de ciné, rdv manqué avec Kay parce que mon landlord n'a pas été foutu de me dire à quelle heure il passait. C'est peut-être pas plus mal, je sais jamais quoi dire quand je suis sur le départ. 

Enfin, last but not least, j'ai un nouveau bébé! Mon Mac, Gustave pour les intimes (je suis pas en mode pétage de plombs, il faut vraiment lui donner un nom et comme je suis raide in love avec Flaubert, je me suis dit, pourquoi pas???). Mappy et Romain m'ont tenu la main dans la boutique (j'ai jamais fait un aussi gros achat toute seule) etPierre m'a expliqué plein de trucs. Pour l'instant, c'est une grande histoire d'amour entre mon ordi et moi. Il ne bugge pas, il va à toute pompe, il est trop beau et je passe des heures à faire joujou. Petit exemple, la fonction photobooth:



Bref, je kiffe! Ca m'évite de penser à tous les trucs chiants que je dois faire au retour, même si j'ai hâte de revoir tout le monde :)

dimanche 4 mai 2008

Une soirée américaine

A quelques jours du grand départ, faute de préparer mes valises et de m'organiser un peu, j'ai accompagné Mappy et Romain au outlets. Incroyablement raisonnable, je ne me suis pas laissée tenter (je réserve mes sous pour mon futur ordi et pour une orgie de shopping parisienne digne de ce nom). Au lieu de cela, j'ai joué à la poupée avec Romain. C'est marrant de conseiller les autres, et nettement moins fatigant que de se déssaper quinze fois de suite. J'ai décidément un don pour dépenser l'argent (le mien ou, à défaut, celui des autres) ;-)

Petit dîner chez Romain (après le Red Robin de la veille, le Shango... je pense que je vais devoir me taper quelques longueurs en plus à la piscine) avant une petite partie de bowling. Trop dommage que je m'en aille, je commençais à développer 'the Laure effect'. La boule va pas droit, se barre sur la droite ou sur la gauche, puis, comme par miracle, redévie vers le centre et renverse les quilles. Je sais pas comment je fais, mais je suis incontestablement douée! Pour une fois, je n'ai pas fini dernière!
Pour terminer la soirée, nous avons été nous désaltérer au Hard Ware. Pluie battante, impossible de trouver une place pour se garer (je me réhabitue tout doucement à Paris). Mais dans le bar, les Américains n'ont toujours pas la classe des Français, ni notre grain de folie. La seule fille que j'ai remarqué s'est avérée être...française! Bon son pour se déhancher. Nadra et Romain étaient déchaînés.



vendredi 2 mai 2008

Concert!


Comme quoi, il y a des jours où la patience paye. Feist était en tournée au Canada et aux States. En février, j'ai manqué prendre le bus jusqu'à Toronto pour aller la voir (quand on aime, on ne compte pas). Et puis, pour tout un tas de raisons, je me suis dit que ce n'était pas raisonnable. J'ai été plus que bien inspiré. Elle a terminé sa tournée dans les locaux de UB (il y a plus glamour pour faire la fête, mais en ce qui me concerne, j'étais bien contente). J'ai entraîné avec moi Romain, Mappy et Nadra.
En première partie, j'ai découvert Hayden. Une allumette barbue complètement déjantée qui joue de la guitare, du piano et de l'harmonica, se tortille sur ses pattes, nous explique qu'il ne peut plus respirer à cause de son nouveau pull avant d'entamer une chanson. Au menu: une histoire d'amour avec un ours, tomber amoureux en automne puis en hiver, l'histoire de son cambriolage. Il est fou, j'adore!
Ensuite, ma chérie que j'écoute en boucle dans mes moments de déprime ou de joies intenses (en somme, quand je ressens une émotion quelconque, mais ça tout le monde s'en fout) s'est fait tout de même attendre une heure... Mais elle vaut le coup. Je n'étais pas toujours convaincue par les effets visuels, mais certaines choses étaient très jolies.
Par contre, les Américains sont des porcs. Feist, c'est tout sauf une pétasse R&B en mini short. Donc les phrases du style "Bitch, I am waiting for you in the parking lot", c'est normalement à éviter. Vive les étudiants en pleine crise hormonale!
Bref, une super soirée qui m'a remonté le moral!

jeudi 1 mai 2008

Le début de la fin


Fini le long paper de 19 pages sur les complexes relations de Frederick Douglass au "slave narrative", fini aussi mes petits cours avec Jim Holstun, fini de se coucher à 3h du matin pour terminer un projet bouclé dans l'urgence. Fini les horaires de la fac. Je me lève à midi, je travaille enfin sur mon mémoire, je programme ma journée pour quelques brasses dans la piscine, les dernières copines à voir avant le départ et quelques sorties fort intéressantes: ce soir, Feist en concert :-)
Comme avant chaque départ, je décortique mon cerveau dans tous les sens, je passe mon année au peigne fin. Disons qu'il me faudrait dix ans d'analyse en moyenne.
Je maudis au passage le temps de merde: sérieux, passer de 30°C à 0°C , du soleil aux flaques d'eau agrémentées d'une brise bien rafraîchissante, ça vous congèle jusqu'à la moelle. Je regarde le ciel gris sans me demander s'il faut être ou ne pas être. Contaminée par les ingénieurs qui m'entourent, mon cerveau se perd dans des considérations nettement moins existentielles: Mac ou pas Mac??? Je crois que je vais craquer. Enfin, ça varie selon les heures de la journée.
Dans le fond, je n'ai rien à raconter de spécial dans ce post. Mais, un ami m'ayant fait remarquer que mon blog donnait l'impression que je faisais la fête non stop (et comme j'ai l'esprit de contradiction), je me suis dit que j'allais écrire sur des trucs qui n'intéressent personne: le ménage pas fait, les cours et le sport. Voilà! Mission accomplie!

dimanche 27 avril 2008

la nuit de ma demande en mariage

Samedi soir en plein milieu des examens (enfin, ma journée n'y ressemblait pas entre la piscine et les deux heures de sieste...), petite soirée improvisée entre filles, histoire d'échapper aux merdouilles R&B que mes colocs, en pleine crise hormonale, écoutent 24h/24 tout en les ponctuant de petits cris d'oiseaux en chaleur.
Autour d'une assiette de sushis, nous débattons autour de ma phrase devenue culte: "tous des faibles ou des connards" (nous mettons bien entendu à part les éternels merveilleux inaccessibles) et finissons par relativiser: il doit bien y avoir des exceptions?
Bref, Mappy et moi avons enfin officialisé notre relation (et envoyer les faire-parts de mariage pour le 1 janvier). Nadra a appris à faire la cruche silencieuse. Pas mal pas mal.

Après un Riesling, 1 2 3? Baileys et des gins fizz...


samedi 19 avril 2008

Barbecue!

En attendant le retour de la pluie (je suis toujours très optimiste comme gamine) et pour célébrer l'anniversaire de Mike, on s'est enfin fait la burger night tant attendue! Nous avons donc passé la soirée armés de bouteilles de bière et de vin à regarder Jérémy et Pierre s'éclater autour des hot-dogs et hamburgers.

Apparemment, ça ne les dérange pas de se retrousser les manches

Donc j'enjoy les derniers rayons du soleil après la journée la plus antiproductive de tout mon séjour, entourée des deux French girls les plus craquantes de Buffalo

Mon psy et cuisinier en chef en mode pétage de plombs. J'espère que tu te rends compte qu'on a intérêt à rester amis, sinon j'ai du dossier lourd à balancer à ton évêque (et encore, je n'ai pas les vidéos sous la main!)


On admire la qualité du papier cadeau. Le PQ a des vertus insoupçonnées!

Et la soirée s'est terminée sur des notes plus sérieuses. Au menu: prostitution, infidélité... Pas très gai, mais on ne se refait pas!