Une petite dernière pour la route, à l'aéroport de Toronto.
mercredi 14 mai 2008
Le mot de la fin
mardi 13 mai 2008
Avant le retour au bercail
Avant de m'envoler, valises bouclées, appartement déserté, je m'autorise un petit retour sur ces derniers jours (on ne sait jamais, je me rappellerai peut-être plus très bien après sept heures dans un avion). Avant de boucler mes bagages, j'ai commencé par dire au revoir à Nadra après de petites soirées fort sympas à Red Robin, Hardware et un dîner succulent au presbytère.
Enfin, last but not least, j'ai un nouveau bébé! Mon Mac, Gustave pour les intimes (je suis pas en mode pétage de plombs, il faut vraiment lui donner un nom et comme je suis raide in love avec Flaubert, je me suis dit, pourquoi pas???). Mappy et Romain m'ont tenu la main dans la boutique (j'ai jamais fait un aussi gros achat toute seule) etPierre m'a expliqué plein de trucs. Pour l'instant, c'est une grande histoire d'amour entre mon ordi et moi. Il ne bugge pas, il va à toute pompe, il est trop beau et je passe des heures à faire joujou. Petit exemple, la fonction photobooth:




Bref, je kiffe! Ca m'évite de penser à tous les trucs chiants que je dois faire au retour, même si j'ai hâte de revoir tout le monde :)
dimanche 4 mai 2008
Une soirée américaine
A quelques jours du grand départ, faute de préparer mes valises et de m'organiser un peu, j'ai accompagné Mappy et Romain au outlets. Incroyablement raisonnable, je ne me suis pas laissée tenter (je réserve mes sous pour mon futur ordi et pour une orgie de shopping parisienne digne de ce nom). Au lieu de cela, j'ai joué à la poupée avec Romain. C'est marrant de conseiller les autres, et nettement moins fatigant que de se déssaper quinze fois de suite. J'ai décidément un don pour dépenser l'argent (le mien ou, à défaut, celui des autres) ;-)
Petit dîner chez Romain (après le Red Robin de la veille, le Shango... je pense que je vais devoir me taper quelques longueurs en plus à la piscine) avant une petite partie de bowling. Trop dommage que je m'en aille, je commençais à développer 'the Laure effect'. La boule va pas droit, se barre sur la droite ou sur la gauche, puis, comme par miracle, redévie vers le centre et renverse les quilles. Je sais pas comment je fais, mais je suis incontestablement douée! Pour une fois, je n'ai pas fini dernière!
Pour terminer la soirée, nous avons été nous désaltérer au Hard Ware. Pluie battante, impossible de trouver une place pour se garer (je me réhabitue tout doucement à Paris). Mais dans le bar, les Américains n'ont toujours pas la classe des Français, ni notre grain de folie. La seule fille que j'ai remarqué s'est avérée être...française! Bon son pour se déhancher. Nadra et Romain étaient déchaînés.
Petit dîner chez Romain (après le Red Robin de la veille, le Shango... je pense que je vais devoir me taper quelques longueurs en plus à la piscine) avant une petite partie de bowling. Trop dommage que je m'en aille, je commençais à développer 'the Laure effect'. La boule va pas droit, se barre sur la droite ou sur la gauche, puis, comme par miracle, redévie vers le centre et renverse les quilles. Je sais pas comment je fais, mais je suis incontestablement douée! Pour une fois, je n'ai pas fini dernière!
Pour terminer la soirée, nous avons été nous désaltérer au Hard Ware. Pluie battante, impossible de trouver une place pour se garer (je me réhabitue tout doucement à Paris). Mais dans le bar, les Américains n'ont toujours pas la classe des Français, ni notre grain de folie. La seule fille que j'ai remarqué s'est avérée être...française! Bon son pour se déhancher. Nadra et Romain étaient déchaînés.vendredi 2 mai 2008
Concert!

Comme quoi, il y a des jours où la patience paye. Feist était en tournée au Canada et aux States. En février, j'ai manqué prendre le bus jusqu'à Toronto pour aller la voir (quand on aime, on ne compte pas). Et puis, pour tout un tas de raisons, je me suis dit que ce n'était pas raisonnable. J'ai été plus que bien inspiré. Elle a terminé sa tournée dans les locaux de UB (il y a plus glamour pour faire la fête, mais en ce qui me concerne, j'étais bien contente). J'ai entraîné avec moi Romain, Mappy et Nadra.
En première partie, j'ai découvert Hayden. Une allumette barbue complètement déjantée qui joue de la guitare, du piano et de l'harmonica, se tortille sur ses pattes, nous explique qu'il ne peut plus respirer à cause de son nouveau pull avant d'entamer une chanson. Au menu: une histoire d'amour avec un ours, tomber amoureux en automne puis en hiver, l'histoire de son cambriolage. Il est fou, j'adore!
Ensuite, ma chérie que j'écoute en boucle dans mes moments de déprime ou de joies intenses (en somme, quand je ressens une émotion quelconque, mais ça tout le monde s'en fout) s'est fait tout de même attendre une heure... Mais elle vaut le coup. Je n'étais pas toujours convaincue par les effets visuels, mais certaines choses étaient très jolies.
Par contre, les Américains sont des porcs. Feist, c'est tout sauf une pétasse R&B en mini short. Donc les phrases du style "Bitch, I am waiting for you in the parking lot", c'est normalement à éviter. Vive les étudiants en pleine crise hormonale!
Bref, une super soirée qui m'a remonté le moral!
En première partie, j'ai découvert Hayden. Une allumette barbue complètement déjantée qui joue de la guitare, du piano et de l'harmonica, se tortille sur ses pattes, nous explique qu'il ne peut plus respirer à cause de son nouveau pull avant d'entamer une chanson. Au menu: une histoire d'amour avec un ours, tomber amoureux en automne puis en hiver, l'histoire de son cambriolage. Il est fou, j'adore!
Ensuite, ma chérie que j'écoute en boucle dans mes moments de déprime ou de joies intenses (en somme, quand je ressens une émotion quelconque, mais ça tout le monde s'en fout) s'est fait tout de même attendre une heure... Mais elle vaut le coup. Je n'étais pas toujours convaincue par les effets visuels, mais certaines choses étaient très jolies.
Par contre, les Américains sont des porcs. Feist, c'est tout sauf une pétasse R&B en mini short. Donc les phrases du style "Bitch, I am waiting for you in the parking lot", c'est normalement à éviter. Vive les étudiants en pleine crise hormonale!
Bref, une super soirée qui m'a remonté le moral!
jeudi 1 mai 2008
Le début de la fin

Fini le long paper de 19 pages sur les complexes relations de Frederick Douglass au "slave narrative", fini aussi mes petits cours avec Jim Holstun, fini de se coucher à 3h du matin pour terminer un projet bouclé dans l'urgence. Fini les horaires de la fac. Je me lève à midi, je travaille enfin sur mon mémoire, je programme ma journée pour quelques brasses dans la piscine, les dernières copines à voir avant le départ et quelques sorties fort intéressantes: ce soir, Feist en concert :-)
Comme avant chaque départ, je décortique mon cerveau dans tous les sens, je passe mon année au peigne fin. Disons qu'il me faudrait dix ans d'analyse en moyenne.
Je maudis au passage le temps de merde: sérieux, passer de 30°C à 0°C , du soleil aux flaques d'eau agrémentées d'une brise bien rafraîchissante, ça vous congèle jusqu'à la moelle. Je regarde le ciel gris sans me demander s'il faut être ou ne pas être. Contaminée par les ingénieurs qui m'entourent, mon cerveau se perd dans des considérations nettement moins existentielles: Mac ou pas Mac??? Je crois que je vais craquer. Enfin, ça varie selon les heures de la journée.
Dans le fond, je n'ai rien à raconter de spécial dans ce post. Mais, un ami m'ayant fait remarquer que mon blog donnait l'impression que je faisais la fête non stop (et comme j'ai l'esprit de contradiction), je me suis dit que j'allais écrire sur des trucs qui n'intéressent personne: le ménage pas fait, les cours et le sport. Voilà! Mission accomplie!
Comme avant chaque départ, je décortique mon cerveau dans tous les sens, je passe mon année au peigne fin. Disons qu'il me faudrait dix ans d'analyse en moyenne.
Je maudis au passage le temps de merde: sérieux, passer de 30°C à 0°C , du soleil aux flaques d'eau agrémentées d'une brise bien rafraîchissante, ça vous congèle jusqu'à la moelle. Je regarde le ciel gris sans me demander s'il faut être ou ne pas être. Contaminée par les ingénieurs qui m'entourent, mon cerveau se perd dans des considérations nettement moins existentielles: Mac ou pas Mac??? Je crois que je vais craquer. Enfin, ça varie selon les heures de la journée.
Dans le fond, je n'ai rien à raconter de spécial dans ce post. Mais, un ami m'ayant fait remarquer que mon blog donnait l'impression que je faisais la fête non stop (et comme j'ai l'esprit de contradiction), je me suis dit que j'allais écrire sur des trucs qui n'intéressent personne: le ménage pas fait, les cours et le sport. Voilà! Mission accomplie!
dimanche 27 avril 2008
la nuit de ma demande en mariage
Samedi soir en plein milieu des examens (enfin, ma journée n'y ressemblait pas entre la piscine et les deux heures de sieste...), petite soirée improvisée entre filles, histoire d'échapper aux merdouilles R&B que mes colocs, en pleine crise hormonale, écoutent 24h/24 tout en les ponctuant de petits cris d'oiseaux en chaleur.
Autour d'une assiette de sushis, nous débattons autour de ma phrase devenue culte: "tous des faibles ou des connards" (nous mettons bien entendu à part les éternels merveilleux inaccessibles) et finissons par relativiser: il doit bien y avoir des exceptions?
Bref, Mappy et moi avons enfin officialisé notre relation (et envoyer les faire-parts de mariage pour le 1 janvier). Nadra a appris à faire la cruche silencieuse. Pas mal pas mal.
Bref, Mappy et moi avons enfin officialisé notre relation (et envoyer les faire-parts de mariage pour le 1 janvier). Nadra a appris à faire la cruche silencieuse. Pas mal pas mal.
samedi 19 avril 2008
Barbecue!
En attendant le retour de la pluie (je suis toujours très optimiste comme gamine) et pour célébrer l'anniversaire de Mike, on s'est enfin fait la burger night tant attendue! Nous avons donc passé la soirée armés de bouteilles de bière et de vin à regarder Jérémy et Pierre s'éclater autour des hot-dogs et hamburgers.
Apparemment, ça ne les dérange pas de se retrousser les manches
Donc j'enjoy les derniers rayons du soleil après la journée la plus antiproductive de tout mon séjour, entourée des deux French girls les plus craquantes de Buffalo
Apparemment, ça ne les dérange pas de se retrousser les manches
Donc j'enjoy les derniers rayons du soleil après la journée la plus antiproductive de tout mon séjour, entourée des deux French girls les plus craquantes de Buffalomardi 8 avril 2008
Et la semaine n'était pas terminée
J'attendais une lamentable rechute, deux jours d'ennui mortel (histoire de me souvenir que la vie, c'est pas que de la rigolade). Pas du tout!
Samedi soir, ma bande d'hystéros préférés passent me prendre et nous allons voir un petit groupe très sympatoche dans un bar un peu miteux (je me suis fait draguer par une vieille lesbienne bourrée et un mec à grosses lunettes noires s'est ramassé en sortant tellement il était bourré). Comme d'habitude, on a pas pu s'empêcher de faire nos intéressants et de danser (cela dit, y avait des couples américains assez étonnants sur la piste ;)
L'équipe de choc + une nouvelle recrue (Sumi) et la copine de Mappy en visite pour la semaine

Le groupe: prenez le chanteur de Nirvana, ajouté le portrait craché de Renaud, saupoudré avec une chanteuse sexy (Pierre a d'ailleurs eu son heure de gloire) et vous obtenez un concert de fous!

Le lendemain, j'aurai aussi pu rester chez moi à regarder le plafond en feignant de bosser. Au lieu de cela, j'ai passé la journée à préparer des pizzas avec Mike et Romain et à arpenter les rayons du Premier (on ne se lasse jamais de toutes ces bouteilles de vin)


Bien entendu je suis une quiche en cuisine donc je me contente de suivre les instructions. Mike apprend très vite. J'en connais une qui va être contente d'avoir un cuisto sous la main.

Là je suis sadique, mais je ne peux m'empêcher de penser au dernier mail de ma famille: plein de neige dans le jardin. Pour une fois qu'on a droit au soleil, ce n'est que justice!
L'équipe de choc + une nouvelle recrue (Sumi) et la copine de Mappy en visite pour la semaine
Le groupe: prenez le chanteur de Nirvana, ajouté le portrait craché de Renaud, saupoudré avec une chanteuse sexy (Pierre a d'ailleurs eu son heure de gloire) et vous obtenez un concert de fous!

Le lendemain, j'aurai aussi pu rester chez moi à regarder le plafond en feignant de bosser. Au lieu de cela, j'ai passé la journée à préparer des pizzas avec Mike et Romain et à arpenter les rayons du Premier (on ne se lasse jamais de toutes ces bouteilles de vin)


Bien entendu je suis une quiche en cuisine donc je me contente de suivre les instructions. Mike apprend très vite. J'en connais une qui va être contente d'avoir un cuisto sous la main.

Là je suis sadique, mais je ne peux m'empêcher de penser au dernier mail de ma famille: plein de neige dans le jardin. Pour une fois qu'on a droit au soleil, ce n'est que justice!
vendredi 4 avril 2008
Et des ailes me poussent!
Il y a des semaines où j'enchaîne boulettes sur boulettes, où le destin semble s'acharner contre moi. Y a des jours comme ça où on préfèrerait se jeter dans les orties plutôt que d'affronter son existence. Et bien cette semaine, je monte au paradis!Mardi: je hante les fauteuils de Lockwood. Entre une sieste et deux lignes de Frederick Douglass, je vais voir mes mails. Patatra. Je manque tomber par terre. Je suis acceptée pour un stage dans l'édition!!! Certes, rien n'est fait avant d'avoir obtenu une convention et tout le tralala. Mais savoir que mon CV peut faire 'boum', ça remonte le moral!
Mercredi: je suis de bonne humeur pour des raisons tout à fait superficielles: il fait beau, je suis en jupe et je n'ai pas froid :) mon petit Danois me parle d'Obama, bref, je n'ai pas à me plaindre. Je retrouve mes frenchies préférés et là , surprise! Mappy m'offre un cadeau (pour mon anniv). Qu'est ce que je kiffe quand on s'occupe de moi. Et, puisque sa copine Nathalie est là, je m'incruste et je vais enfin voir les chutes du Niagara. Ca aurait été un peu beaucoup la honte de quitter les USA sans prendre la peine d'aller voir la seule chose pas trop moche dans cette ville.
C'est officiel, les Américains ont un goût de chiottes (et les Français, enfin surtout moi, sont les gens les plus méprisants de toute la création). Mais là il faut reconnaître que j'ai sans doute trouvé la statue la plus moche de Buffalo.
Il faut bien avouer que c'est assez impressionnant. En revanche, je ne comprends pas qu'ils aient obtenu l'autorisation de tout saboter avec leurs casinos et leurs buildings. Plus vraiment très nature tout ça...
Petit tour pas la marina (mais sans les bateaux, l'intérêt est moindre) avant d'aller lever nos verres à la santé de la meilleure d'entre nous, j'ai nommé Anne-Fleur. Fuji Grill n'a pas changé (sauf le serveur qui avait un peu du mal à nous comprendre).

Pour une fois que Nadra n'efface pas toutes les photos que l'on prend d'elle...

Pour une fois que Nadra n'efface pas toutes les photos que l'on prend d'elle...Jeudi: Soleil toujours radieux. Moi toujours de bonne humeur. Et là, alors que je terminais ma sieste bercée par la voix de mon prof préféré, je récupère mon paper. En substance, ma thèse est audacieuse, mon analyse brillante, le meilleur essai de la classe. Je devrais le présenter à un concours de je ne sais pas trop quoi et, si je l'améliore, éventuellement le faire publier!!! Jim je t'adore! Et en plus, il m'explique qu'il sera plus qu'enchanté de m'écrire des lettres de recommandation!!! Même en français s'il le faut! C'est bon pour l'éventuel PhD tout ça! Bref, je ne me sentais plus de bonheur. Heureusement que j'ai croisé Chris dans le bus. J'ai essayé de lui expliquer pourquoi je souriais comme si je venais de gagner au loto. Il a pas trop compris de quoi je lui parlais. Encore une littéraire dans les nuages. Il faut savoir redescendre sur terre :)
Vendredi: pluie de merde. Je me sentais partie pour une journée métro-boulot-dodo. C'était sans compter sur mon grandiose Romanus qui m'invite au Shango. O joie!!!Mon resto branchouille favori et la petite bouteille qui l'accompagne...

Alors je sais que généralement je n'écris que pour me plaindre, mais là, je suis en extase :)))
Vendredi: pluie de merde. Je me sentais partie pour une journée métro-boulot-dodo. C'était sans compter sur mon grandiose Romanus qui m'invite au Shango. O joie!!!Mon resto branchouille favori et la petite bouteille qui l'accompagne...

Alors je sais que généralement je n'écris que pour me plaindre, mais là, je suis en extase :)))
samedi 29 mars 2008
Spring break
10 jours hors de Buffalo! C'est limite orgasmique. Et puis, je fais genre je suis grande, je sais vivre loin de papa-maman, mais ça fait tout de même du bien de se faire bichonner ;)
Petit parcours: trois jours à Philadelphie où ma mère répète en boucle qu'elle déteste la pluie et le vent (je remercie le ciel de ne pas l'avoir traînée à Buffalo où elle serait morte sur place), cinq jours de rêve à NYC. Du monde partout dans les rues même à deux heures du mat, un soleil radieux, des musées à n'en plus finir, Central Park et tout le tralala. On finit avec trois jours à Boston où les Irlandais célèbrent la Saint-Patrick deux jours en avance. Dans l'ascenseur, je me retrouve coincé avec une famille entière complètement torchée. Plutôt sympa comme expérience! Et l'accent bostonien est tellement classe! En passant, je sais où je veux terminer mes études: Harvard! Y a plus qu'à se faire accepter!
Philadelphia
Passé l'émotion des retrouvailles, je pense aux choses sérieuses (mon déjeuner). On passe par le marché Hamish (aucune idée de comment ça s'écrit). Ca grouille de monde, j'avais un peu perdu l'habitude ;)
Un moment de recueillement: c'est ici qu'ils ont signé la déclaration d'indépendance et la Constitution. Mes parents sont morts de rire. Les Amerlocs ont pas franchement la même notion de l'ancien que nous... Et puis, les visites troupeau, c'est pas le truc de mon père. Alors il se fout de la gueule de l'accent du guide. Soudain, je me souviens de qui je tiens mon esprit critique...
Petite pause après la visite intensive du musée de Philadelphie. Expo Frida Kahlo à tomber raide! J'avais déjà vu le film, je savais que je l'adorais, mais alors là! Elle est tellement torturée, ça prend aux tripes ce qu'elle peint. Et puis quelle femme!
En attendant le train (eh oui, ça existe encore et c'est nettement plus original que l'avion), on traine mon pauvre père dans un café, mais pour une fois, ce n'est pas un Starbucks. Ca fait assez couple de souverains avec les fauteuils rouges.
NYC!!!



Quelques incontournables: le pont de Brooklyn (où je flippe comme une malade. Je me trouve un tout petit peu trop près des voitures. Et puis les Américains sont des merdes en travaux publics, un pont s'est encore effondré cet été. Je sais, c'était pas le moment de m'en souvenir), la statue de la liberté, l'Empire State Building et autres vues sur buildings fort impressionnants!





Je ne sais plus trop avec qui je parlais de la dégénérescence de l'art moderne. Bref, voici un petit exemple de détournement religieux (Romain, si tu me lis, saute cette étape, je suis sûre que tu ne vas pas aimer)
A force d'arpenter les avenues dans tous les sens (euh, surtout quand je retourne en trombe sur la 5ème parce que l'éternel boulet que je suis n'a rien acheté mais laissé son pull préféré dans la cabine d'essayage...), de m'en mettre plein les mirettes au Metropolitan, au Gugenheim, à la Neue Galery et dans les galeries d'art modernes de Chelsea, de faire chauffer la carte bleue à Soho et Nolita, j'ai comme qui dirait faim. On a donné dans un peu tout: du resto bio pour américaines soucieuses de leur ligne aux restos gay branchouille en passant par la pizzéria préférée de Frank Sinatra et le classique hamburger. Pour changer, je passe ma vie le nez dans une tasse de café. Mon père est indigné: du café dans du carton! Mais au moins, je ne reste pas des heures attablée devant un petit noir, je le prends en marchant. Pour ma défense, j'ai passé huit jours à dormir par terre bercée par ses ronflements. La caféine était plus que nécessaire.



Passé l'émotion des retrouvailles, je pense aux choses sérieuses (mon déjeuner). On passe par le marché Hamish (aucune idée de comment ça s'écrit). Ca grouille de monde, j'avais un peu perdu l'habitude ;)
Un moment de recueillement: c'est ici qu'ils ont signé la déclaration d'indépendance et la Constitution. Mes parents sont morts de rire. Les Amerlocs ont pas franchement la même notion de l'ancien que nous... Et puis, les visites troupeau, c'est pas le truc de mon père. Alors il se fout de la gueule de l'accent du guide. Soudain, je me souviens de qui je tiens mon esprit critique...
Petite pause après la visite intensive du musée de Philadelphie. Expo Frida Kahlo à tomber raide! J'avais déjà vu le film, je savais que je l'adorais, mais alors là! Elle est tellement torturée, ça prend aux tripes ce qu'elle peint. Et puis quelle femme!En attendant le train (eh oui, ça existe encore et c'est nettement plus original que l'avion), on traine mon pauvre père dans un café, mais pour une fois, ce n'est pas un Starbucks. Ca fait assez couple de souverains avec les fauteuils rouges.
NYC!!!
Philadelphie, c'est joli, mais je n'y passerai pas ma vie. Alors que New-York, je ne pense pas que je m'en lasserai un jour. Je me souviens plus de l'ordre alors je balance en vrac:



Quelques incontournables: le pont de Brooklyn (où je flippe comme une malade. Je me trouve un tout petit peu trop près des voitures. Et puis les Américains sont des merdes en travaux publics, un pont s'est encore effondré cet été. Je sais, c'était pas le moment de m'en souvenir), la statue de la liberté, l'Empire State Building et autres vues sur buildings fort impressionnants!





Je ne sais plus trop avec qui je parlais de la dégénérescence de l'art moderne. Bref, voici un petit exemple de détournement religieux (Romain, si tu me lis, saute cette étape, je suis sûre que tu ne vas pas aimer)
A force d'arpenter les avenues dans tous les sens (euh, surtout quand je retourne en trombe sur la 5ème parce que l'éternel boulet que je suis n'a rien acheté mais laissé son pull préféré dans la cabine d'essayage...), de m'en mettre plein les mirettes au Metropolitan, au Gugenheim, à la Neue Galery et dans les galeries d'art modernes de Chelsea, de faire chauffer la carte bleue à Soho et Nolita, j'ai comme qui dirait faim. On a donné dans un peu tout: du resto bio pour américaines soucieuses de leur ligne aux restos gay branchouille en passant par la pizzéria préférée de Frank Sinatra et le classique hamburger. Pour changer, je passe ma vie le nez dans une tasse de café. Mon père est indigné: du café dans du carton! Mais au moins, je ne reste pas des heures attablée devant un petit noir, je le prends en marchant. Pour ma défense, j'ai passé huit jours à dormir par terre bercée par ses ronflements. La caféine était plus que nécessaire.



Petites soirée dans les bars blues (Harlem et Upper East Side). Là encore, je fais mon boulet. Un mec me fonce droit dessus, je pense qu'il va s'écarter, mais non. Résultat, monsieur casse sa bouteille. Et alors là, c'est le drame. Il me raconte sa life: il n'a plus d'argent, il allait à un anniv, il ne peut pas arriver les mains vides. Je lui file mes derniers dollars (trois, c'est pas non plus le bout du monde) sous le regard médusé de mon père. Bon, ok, il l'avait fait un peu exprès, mais je culpabilise pour un oui ou pour un non. Disons que je soulage ma conscience... Soirée avec Alexandre (plutôt sympa l'appart dans Time Square) où on se raconte un peu nos vies et où il m'expose ses théories sur la pub et le graphisme des jeux vidéo, petit resto français pour mon anniv (enfin, du canard et du bon pain!). J'ai pas trop à me plaindre ;)
Boston
Dernière étape de mon périple sur la côte Est. Que c'est joli! Première fois que je me retrouve à arpenter des rues à taille humaine! Les Bostoniens célèbrent dignement la Saint Patrick dans les pubs irelandais. Je pourrais passer des heures et des heures dans Little Italy. Passage dans Harvard où je manque tomber dans les pommes: dans les cafés, les étudiants lisent des bouquins et parlent politique!!! Je veux je veux! C'est un peu comme revivre ma prépa et les discussions interminables sur la virgule proustienne (j'exagère à peine). Pour me remettre de mes émotions, j'explose la carte de crédit chez Gap. Vu le taux du dollars, je me soigne en me disant que dans le fond, je fais des affaires...


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