Pas de bol pour vous! Tout le monde n'a pas une super Mappy comme copine! Non seulement elle a le permis (et pour quelqu'un qui l'a râté quatre fois, c'est déjà une bonne raison de la vénérer), mais en plus, elle a une voiture! Neuf heures de route à l'aller, même chose au retour. Le super copilote Romain a pris le relais. Nous avons affronté le déluge. Le pauvre a cru mourir. Les marseillais sont pas habitués à conduire sous un torrent d'eau. Il faut bien admettre qu'on ne voyait plus grand chose dehors... Au retour, nous nous sommes faits arrêter par un charmant policier. Ils ne déconnent pas avec les limitations de vitesse dans ce pays! 70 miss, pas 80.
Rassurez-vous, mon sommeil et celui de Pierre n'ont point soufferts de toutes ces mésaventures!Et une fois sur place, je ne saurrai trop vous recommander le métro aérien (vue exceptionnelle) et vos petits petons (même par grand vent) pour explorer la ville.
La météo.
Ce qui est bien avec les grands lacs, c'est qu'on ne peut absolument rien prévoir. Je me lève le matin, je quitte ma chère et tendre coloc, je mets le nez dehors pour retrouver mes compagnons de voyage. Nickel. Même pas froid d'abord! Deux heures plus tard, l'orage du siècle nous tombe sur la tête. Nous sommes arrivés à Chicago sous la pluie. Le temps de traverser la rue pour atteindre l'auberge et je me noyais déjà dans mes chaussures. Que du bonheur! Le lendemain, neige. Mes petites soquettes et baskets offrent une faible résistance au froid quasi polaire (c'est officiel, vous allez me retrouver morte en janvier). Je trépigne pour rentrer dans tous les cafés que je croise. Les mains-bouillottes de Mappy me sauvent la vie. Mais cinq minutes plus tard, il faut tout recommencer. Les deux derniers jours, il ne fait pas moins froid, mais le soleil brille et Romain m'a filé ses chaussettes de tennis. Dès que le baromètre descend de cinq degrés, je rajoute une paire. Va falloir que j'investisse dans des chaussures quatre pointures au dessus de la mienne pour faire rentrer toutes ces chaussettes!
Juste au cas où vous seriez lents à la détente, à gauche: il neige. A droite, Pierre fait le pari fou de se foutre à poil sur la plage. J'ai un peu peur de la censure et je voudrais pas choquer les âmes sensibles, je vous donne la version soft (bon, en vrai, Mappy m'a pas encore filé THE photo ;-)Le logement
Pas la peine d'en faire tout un fromage. Le seul trait plus que remarquable de cette auberge? Le café, à volonté, 24h/24. Si je me fie à Pierre, j'ai poussé un cri proche de la gueunon en rut lorsque j'ai appris la nouvelle. Bah oui, moi et le café, c'est pas de l'amour, c'est de la rage. Sans ma dose journalière, je suis prise de tremblements nerveux, tout m'excède. Une vraie crise de manque quoi!
Bien située, jolie rue, chambre pour nous tout seul. Ca permet de se lâcher sans passer pour un idiot avant d'aller se coucher. Et comme le monde est petit, dans la cuisine, nous avons rencontré d'autres français... de la même école que Mappy! Dommage, ils peuvent pas se piffrer. Ainsi va la vie!
La ville
Je ne vais pas vous faire un article de vingt pages. Il y a beaucoup à dire, c'est un peu la ville de l'architecture. Je ne suis pas hyper calée et en plus, j'ai la mémoire d'un poisson rouge en ce qui concerne les noms propres. Les images parleront pour moi...
Millenium Park sous la neige. Très morderne comme architecture. Ca a dû nous porter sur le système, Pierre a fait la conversation à un écureuil...
Vue d'en haut je la trouve pas mal non plus...La grande ville au bord de l'eau (et plus on s'approche, plus on se les caille)
Du quartier résidentiel pépère aux grandes tours en passant par les intérieurs coquets des buildings downtown...
Le quartier chinois. Idéal pour se faire attaquer dans les rues ou se faire une petite choré sous le regard quasi indifférent de chinois blazés (vidéos à l'appui...)
Je pourrais vous balancer une quarantaine de photos, mais si vous n'avez toujours pas envie d'y aller après ça, je ne peux rien faire pour vous... si ce n'est vous prendre par les sentiments: qui aime manger, boire et la bonne zic? Au hasard: MOI! (et a priori vous si on est pote).
Le miam miam
On roulait pas sur l'or, mais on s'est fait des petits plaisirs (et le resto est beaucoup moins cher ici qu'en France).
Petit déjeuner de bagels (là, je me sens déjà très très bien), Karibou café (enfin, un vrai cappucino!!!), délicieuses noodles (fallait essayer celles aux épinards, pour sept dollars, tu t'en mets plein la panse), dish pizza (merci encore à Camille, comment aurai-je pu vivre sans y goûter???), copieux hot-dogs (qui a dit que je faisais un régime?)... et puis, pour rétablir le budget, pâtes et pâtes à l'auberge devant
Heroes.
Le seul hic: quand c'est trop bon, on aime pas partager. Et puis, la dish pizza commence à me manquer. Dans la ville des chicken wings, je peux toujours me brosser pour en trouver! Mais si, j'aime Buffalo...
Et le soir...
Bars blues bien sûr!Pure musique, je tripe à 200%. Pierre et moi, on s'est fait ça deux soirs de suite (on a tout de même changer de club, faut savoir varier dans la continuité). J'ai eu droit à un petit cours par monsieur. Je suis sûre que je serai absolument incapable de tout réexpliquer, mais sur le coup, je me sentais moins bête. Ah et puis, en bon frenchies qui refusent de rester le cul posé sur leur chaise, nous avons danser un petit rock devant tout le monde. Après tout, on va jamais les revoir! Sauf que le lendemain, dans la queue de l'Art Institute, un charmant couple me fait remarquer que je danse très bien. Gloups!



Dernier soir: nous sommes tous au bord de la tentative de suicide (ou presque). On se console dans l'alcool et du bon! Bar à vin avec éclairage tamisé, jolies serveuses pour ces messieurs. Tout, parfait! J'allais dire qu'il me manquait un amoureux pour payer l'addition mais une amie comme Mappy, c'est mieux qu'un gros lourd qui vous regarde avec des yeux de veau. Elle a grâcieusement offert la troisième bouteille. Et moi, quand on m'offre à boire (surtout du vin blanc hihi) ça me rend toute chose!

En dehors de la ville
Sur le chemin du retour, petite envie de prendre l'air. La plage, c'est bien connu, est déserte, donc hautement sympathique, en hiver. Bon, je ne suis objectivement pas thermorégulée comme Mappy. Les pieds dans la flotte par moins cinq degrés, sans façon...