jeudi 27 décembre 2007

Mon doux pays


Weird. So weird to be here. Et en même temps, quelle capacité d'adaptation! En deux jours, j'étais de nouveau comme un poisson dans l'eau. Je ne me mélangeais plus les pattes entre l'anglais et le français, je n'étais pas surprise de voir ma mère au réveil, ni de devoir organiser un emploi du temps (j'avais un peu perdu l'habitude de plannifier).

Que j'aime être à Paris en vacances! C'est jouissif de se la jouer touriste. Pas de papiers administratifs ou de stress dans les transports. Cafés, restaurants, boulangeries, bars, boutiques (j'avais oublié à quel point on est plus classe que les natifs de Buffalo ;-) petites ruelles étroites, merveilles architecturales, ciné -reciné et théâtre!!! Au mon Dieu, enfin des mises en scène dignes de ce nom!

Paris, je t'aime! Et même si je m'en vais vivre quelques temps de l'autre côté de l'Atlantique, je ferai des pélerinages annuels!

Ah, et petites mentions pour les copines et copains! Tellement chouette d'entendre enfin de vive voix tout ce que vous avez fait pendant quatre mois!

La der des der

Un peu en retard, les quelques temps forts de la fin du semestre:

- tandis que mappy et Romain restent coincés à New-York, nous survivons à notre première tempête de neige. Ruéee sur les sushis avant de s'enfermer chez Mike avec plein de vin et de champagne. A quand la prochaine?



- malgré une météo de merde et l'absence de mes deux chéris (mais aussi, quelle idée de s'aventurer hors de Buffalo à cette saison!), on a fait la fête chez Pierre. Y en a qui se sont lâchés sur la bouteille. Ca évitait la grosse déprime (ou reculait le moment fatidique). Qu'est ce que j'aime pas les adieux! Reste quelques souvenirs marrants...



Je suis fière de mes petits compatriotes. C'est sûr, ils ont pas l'alcool triste! On admire la profondeur de la discussion...


Et puis ils ont incontestablement le ryhtme dans la peau ;-)

- je suis trop cool, je vous épargne les allers-retours à l'aéroport, les sanglots dans la voix, mon dernier repas (plutôt réussi, mon Tiramisu...), les vidéos chez Mike, le déménagement sans adieux à ma coloc, la perte et redécouverte de mon visa dans la photocopieuse du campus, la douane et tout le tralala... vous connaissez sans doute!

jeudi 13 décembre 2007

La bonne blague



Je donne l'impression de faire la chouille 24h/24, mais ce n'est qu'une impression. Il m'arrive de faire semblant de travailler. J'ai déserté le starbucks et ses canapés pour les fauteuils de la bibliothèque Lockwood. Plus calme et plus propice aux petits sommes...
Bref, mis à part mon petit Jim Holstun (love him so much!!!), mes cours allaient du classique ennuyeux à la franche blague. Figurez vous que moi, Laure Didry, 21 ans, l'expérience d'un moineau de deux mois derrière moi, dois écrire le premier chapitre de son autobiographie!!! Non, ce n'est pas une blague. Et ceci me tient lieu d'examen! Je viens donc de passer deux heures à éplucher mon passé, à édulcolorer mes premiers émois sexuels (mon prof étant fort porté sur la chose, c'est le A garanti) et à relater mon premier enterrement. Passionant! Au moins, j'utilise mon anglais, je cherche du vocabulaire. On se console comme on peut! C'est toujours mieux que l'autre répugnant qui me donne du sweetheart à chaque cours. Assignement: choisir quelques citations et expliquer pourquoi elles sont importantes dans ma vie! Qu'est ce qu'on se fend la poire dans ce pays!

mardi 11 décembre 2007

The real party time

Petite fete de depart pour Will ( Will = meilleur pote de Mike , Mike = cheri d'Anne-Fleur alias twinette). On etait cense se mettre sur notre 31. Pour etre honnete, me taper le bus en talons, faire des pauses clopes en petites chaussures par -5 degres, c'est pas trop mon delire. Et puis, quand on a un petit coup dans le nez, les vieilles baskets, c'est moins casse gueule.
Petit concert fort sympathique suivie de toutes mes bitch song preferees pour se tremousser en rythme avec Romain et Diane. Apres avoir ingurgite un certain nombre de cocktail, j'ai inspecte tout l'ordi de Will ( et, miracle, il connait Noir Desir!!!), me suis a moitie endormie dans le couloir avant de retourner danser.
Twinette et Boulito se sont laches sur l'appareil photo (un record, encore plus de cliches que pendant leur trois jours a NY).


Mes pupuces avec un Martini (enfin, les martinis ici, c'est juste l'appellation courante pour les cocktails)


les musiciens en live, c'est tellement plus classe qu'un simple CD

la preuve par l'image: j'aime toujours autant les calins!


la pause clope

Nadra après une bière (en trop?)

Là c'est dur de savoir si c'est l'affection ou l'amour de la bouteille qui prédomine

Elle se défend bien pour quelqu'un qui ne sait soit disant pas danser!

Fin de soiree un peu moins chouette. Quatre heures du mat, la tete en vrac a faire des aller-retour canape toilette. J'allais pas laisser ma copine malade se vider en solo, c'est pas cool. Meme le maitre des lieux s'est fichu au pieux. Pas stresse, j'aurai pu en profiter pour cambrioler.

Diner au presbytere

Notre petit Romain est tres implique dans la vie de la paroisse et s'est lie avec Father Jack et son compere. Friand de culture francaise, ils nous avaient tous invites au restaurant francais. Je n'avais pas pu y aller (un cours chiant a mourir que je n'ai que trop secher ce semestre...). Romain et Mappy ont investi la cuisine du presbytere pour leur rendre la pareille.
On se serait cru en Europe. Enfin une deco digne de ce nom ( les fauteuils deniches chez les antiquaires, je suis fan), piano, feu de cheminee, champagne... Bon, twinette et moi-meme nous serions bien passees des chiens, mais on ne peut pas tout avoir...
Delicieux diner. Quel cuistot Mappy! Bons petits vins et tout et tout. Nous avons rencontre un allemand francophone trop sympa ( Nikolai), une religieuse avec une jolie descente et un couple d'americains charmants.




On a meme chante la vie en rose ( vous savez, le truc que je chante en boucle depuis juin dernier...)

mardi 4 décembre 2007

Party time à gogo


Enfin, là, la fête, elle est toute seule devant mon ordi mais je m'en tape. J'essayais vaguement de rédiger la douzième page de mon paper (Suleiman est-il plus agressif dans sa critique du peuple palestinien que ne le sont Habibi et Amiry? Bref, tout le monde s'en fout), je venais de me charcuter un orteil _ de manière tout à fait involontaire je vous rassure_ quand on frappe à ma porte. Pas facile de bouger avec tous ces mouchoirs autour du doigt de pied sanguinolent, mais je suis une fille courageuse. Lettre confidentielle.
PUTAIN JE PEUX BOUGER OFF CAMPUS!!!!! J'ai cru que j'allais pleurer de joie. Alors ok, maintenant je vais devoir passer dix millions de coups de fil pour trouver un apart, faire chier mes potes pour qu'ils stockent mes affaires pendant les vacances et tout le tralala. Et oui, tous les matins, je vais devoir affronter un froid proche du polaire pour atteindre le bus. Mais là tout de suite, ça veut juste dire que je ne vais plus avoir à supporter la petite peste qui me tient lieu de coloc. Ca veut dire que je vais pouvoir me ballader en sous-vêtements sans risquer de rentrer dans son mec à tout moment. Et ça, je trouve que ça n'a pas de prix!

lundi 3 décembre 2007

Motivation en berne


Ce n'est pas que je n'aime pas le sport... Disons que je me contente de le considerer comme un mal neccesaire. J'avais courageusement pris mes affaires de piscine, en pleine periode d'exams svp! Bien installee devant l'un des ordis de la bibli, je jette coup d'oeil dehors. Il neige tellement que je vois a peine les petits buffaloniens courageux qui marchent dehors ( ils doivent pourtant bien savoir qu'il y a des passerelles qui leur permettent de passer d'un building a l'autre sans affronter le blizard). Il faut croire qu'ils aiment ca... Ils sont fous ces ricains!
Tout ca pour dire qu'il ne faut pas trop m'en demander. Hors de question que je risque de perdre une oreille (investir dans le bonnet devient urgent) et de me casser la jambe juste pour prendre soin de ma silhouette. Et puis, soyons realistes, la silhouette, sous la doudoune, tout le monde s'en fout! Donc je vais aller manger des lasagnes chez Romain. Les sorties en boite, les petites danses au milieu du salon avec un coup de trop dans le nez, voila mon sport de la saison!

samedi 1 décembre 2007

Les Américains nous font la cuisine

Notre petite Anne-Fleur file le parfait amour avec Mike (pur produit du terroir). Et comme Mike est super sympa, il nous a tous invité à dîner chez lui. Euh... pourquoi y a le livreur de pizza? Ah, non, c'était pour les voisins. On entre. Jolie maison. Mike et Wille nous ont cuisiné du lieu jaune et du saumon!!!!!


On est pas censé piquer dans les plats, mais bon, c'est jamais que la peau et ça a l'air de lui faire tellement plaisir!
C'est le monde à l'envers. Les mecs qui savent cuisiner et les filles qui vont chercher le vin chez Premier. Et qui prévoient large...

Autre grand avantage de la dite maison, un tableau. Avec Diane, on est retombé en enfance:



On a super bien mangé, super bien bu (un peu trop, pour changer...) et écouter de la bonne musique! Ils savent pas seulement cuisiner, ils jouent aussi (et chacun maîtrise au minimum deux instruments, je suis impressionnée).


Anne-Fleur a essayé de nous faire croire qu'elle savait jouer, mais en fait, rien que du style. La photo est sympa quand même.

vendredi 30 novembre 2007

Soirée studieuse?

Assez géant: piscine annulée (et là franchement, me jeter dans l'eau froide me dit qu'à moitié), du boulot par dessus la tête, c'est le moment idéal pour potasser mes bouquins à la bibliothèque. Comme toujours, je suis bien installée au deuxième étage de Lockwood library (toilettes, machines à café et imprimantes à portée de main). Romain passe deux heures à se fendre la poire devant un speech de Sarko. Je bosse, je bosse. A peine si je regarde mes mails toutes les vingt minutes. Je me meurs d'admiration pour moi-même.
Tenez vous bien, je refuse la pause Starbuck que me propose Romain! C'est sûr, demain, c'est le blizard.
Il s'en va. J'y suis, j'y reste. Trois aller-retour à la machine à café, deux lignes pour mon paper. Petite scéance de reluquage: moche, intello, trop sûr de lui. Il est mimi, le petit étudiant en droit sur ma gauche qui s'est endormi sur son bouquin... Bon aller, je me reconcentre. Tiens, et si j'écrivais mon blog? Je suis bien sortie à 20h de la library, mais question productivité... Bien partie sur ma lancée, j'ai fait la cuisine, pris une douche de trois heures, regarder Lost, éplucher les relations sentimentales avec un ex sur msn. Ah c'est sûr, j'ai plein d'idées pour ce paper. Y a plus qu'à les écrire...

jeudi 29 novembre 2007

Trip in Chicago

Eh eh! J'ai décidé de vous épargner le compte-rendu linéaire. On va se la jouer guide de voyage!

Les transports

Pas de bol pour vous! Tout le monde n'a pas une super Mappy comme copine! Non seulement elle a le permis (et pour quelqu'un qui l'a râté quatre fois, c'est déjà une bonne raison de la vénérer), mais en plus, elle a une voiture! Neuf heures de route à l'aller, même chose au retour. Le super copilote Romain a pris le relais. Nous avons affronté le déluge. Le pauvre a cru mourir. Les marseillais sont pas habitués à conduire sous un torrent d'eau. Il faut bien admettre qu'on ne voyait plus grand chose dehors... Au retour, nous nous sommes faits arrêter par un charmant policier. Ils ne déconnent pas avec les limitations de vitesse dans ce pays! 70 miss, pas 80. Rassurez-vous, mon sommeil et celui de Pierre n'ont point soufferts de toutes ces mésaventures!
Et une fois sur place, je ne saurrai trop vous recommander le métro aérien (vue exceptionnelle) et vos petits petons (même par grand vent) pour explorer la ville.

La météo.

Ce qui est bien avec les grands lacs, c'est qu'on ne peut absolument rien prévoir. Je me lève le matin, je quitte ma chère et tendre coloc, je mets le nez dehors pour retrouver mes compagnons de voyage. Nickel. Même pas froid d'abord! Deux heures plus tard, l'orage du siècle nous tombe sur la tête. Nous sommes arrivés à Chicago sous la pluie. Le temps de traverser la rue pour atteindre l'auberge et je me noyais déjà dans mes chaussures. Que du bonheur! Le lendemain, neige. Mes petites soquettes et baskets offrent une faible résistance au froid quasi polaire (c'est officiel, vous allez me retrouver morte en janvier). Je trépigne pour rentrer dans tous les cafés que je croise. Les mains-bouillottes de Mappy me sauvent la vie. Mais cinq minutes plus tard, il faut tout recommencer. Les deux derniers jours, il ne fait pas moins froid, mais le soleil brille et Romain m'a filé ses chaussettes de tennis. Dès que le baromètre descend de cinq degrés, je rajoute une paire. Va falloir que j'investisse dans des chaussures quatre pointures au dessus de la mienne pour faire rentrer toutes ces chaussettes!


Juste au cas où vous seriez lents à la détente, à gauche: il neige. A droite, Pierre fait le pari fou de se foutre à poil sur la plage. J'ai un peu peur de la censure et je voudrais pas choquer les âmes sensibles, je vous donne la version soft (bon, en vrai, Mappy m'a pas encore filé THE photo ;-)

Le logement


Pas la peine d'en faire tout un fromage. Le seul trait plus que remarquable de cette auberge? Le café, à volonté, 24h/24. Si je me fie à Pierre, j'ai poussé un cri proche de la gueunon en rut lorsque j'ai appris la nouvelle. Bah oui, moi et le café, c'est pas de l'amour, c'est de la rage. Sans ma dose journalière, je suis prise de tremblements nerveux, tout m'excède. Une vraie crise de manque quoi!
Bien située, jolie rue, chambre pour nous tout seul. Ca permet de se lâcher sans passer pour un idiot avant d'aller se coucher. Et comme le monde est petit, dans la cuisine, nous avons rencontré d'autres français... de la même école que Mappy! Dommage, ils peuvent pas se piffrer. Ainsi va la vie!




La ville


Je ne vais pas vous faire un article de vingt pages. Il y a beaucoup à dire, c'est un peu la ville de l'architecture. Je ne suis pas hyper calée et en plus, j'ai la mémoire d'un poisson rouge en ce qui concerne les noms propres. Les images parleront pour moi...




Millenium Park sous la neige. Très morderne comme architecture. Ca a dû nous porter sur le système, Pierre a fait la conversation à un écureuil...

Vue d'en haut je la trouve pas mal non plus...



La grande ville au bord de l'eau (et plus on s'approche, plus on se les caille)



Du quartier résidentiel pépère aux grandes tours en passant par les intérieurs coquets des buildings downtown...



Le quartier chinois. Idéal pour se faire attaquer dans les rues ou se faire une petite choré sous le regard quasi indifférent de chinois blazés (vidéos à l'appui...)


Je pourrais vous balancer une quarantaine de photos, mais si vous n'avez toujours pas envie d'y aller après ça, je ne peux rien faire pour vous... si ce n'est vous prendre par les sentiments: qui aime manger, boire et la bonne zic? Au hasard: MOI! (et a priori vous si on est pote).

Le miam miam


On roulait pas sur l'or, mais on s'est fait des petits plaisirs (et le resto est beaucoup moins cher ici qu'en France).
Petit déjeuner de bagels (là, je me sens déjà très très bien), Karibou café (enfin, un vrai cappucino!!!), délicieuses noodles (fallait essayer celles aux épinards, pour sept dollars, tu t'en mets plein la panse), dish pizza (merci encore à Camille, comment aurai-je pu vivre sans y goûter???), copieux hot-dogs (qui a dit que je faisais un régime?)... et puis, pour rétablir le budget, pâtes et pâtes à l'auberge devant Heroes.



Le seul hic: quand c'est trop bon, on aime pas partager. Et puis, la dish pizza commence à me manquer. Dans la ville des chicken wings, je peux toujours me brosser pour en trouver! Mais si, j'aime Buffalo...

Et le soir...


Bars blues bien sûr!Pure musique, je tripe à 200%. Pierre et moi, on s'est fait ça deux soirs de suite (on a tout de même changer de club, faut savoir varier dans la continuité). J'ai eu droit à un petit cours par monsieur. Je suis sûre que je serai absolument incapable de tout réexpliquer, mais sur le coup, je me sentais moins bête. Ah et puis, en bon frenchies qui refusent de rester le cul posé sur leur chaise, nous avons danser un petit rock devant tout le monde. Après tout, on va jamais les revoir! Sauf que le lendemain, dans la queue de l'Art Institute, un charmant couple me fait remarquer que je danse très bien. Gloups!





Dernier soir: nous sommes tous au bord de la tentative de suicide (ou presque). On se console dans l'alcool et du bon! Bar à vin avec éclairage tamisé, jolies serveuses pour ces messieurs. Tout, parfait! J'allais dire qu'il me manquait un amoureux pour payer l'addition mais une amie comme Mappy, c'est mieux qu'un gros lourd qui vous regarde avec des yeux de veau. Elle a grâcieusement offert la troisième bouteille. Et moi, quand on m'offre à boire (surtout du vin blanc hihi) ça me rend toute chose!

En dehors de la ville


Sur le chemin du retour, petite envie de prendre l'air. La plage, c'est bien connu, est déserte, donc hautement sympathique, en hiver. Bon, je ne suis objectivement pas thermorégulée comme Mappy. Les pieds dans la flotte par moins cinq degrés, sans façon...