Petit parcours: trois jours à Philadelphie où ma mère répète en boucle qu'elle déteste la pluie et le vent (je remercie le ciel de ne pas l'avoir traînée à Buffalo où elle serait morte sur place), cinq jours de rêve à NYC. Du monde partout dans les rues même à deux heures du mat, un soleil radieux, des musées à n'en plus finir, Central Park et tout le tralala. On finit avec trois jours à Boston où les Irlandais célèbrent la Saint-Patrick deux jours en avance. Dans l'ascenseur, je me retrouve coincé avec une famille entière complètement torchée. Plutôt sympa comme expérience! Et l'accent bostonien est tellement classe! En passant, je sais où je veux terminer mes études: Harvard! Y a plus qu'à se faire accepter!
Philadelphia
Passé l'émotion des retrouvailles, je pense aux choses sérieuses (mon déjeuner). On passe par le marché Hamish (aucune idée de comment ça s'écrit). Ca grouille de monde, j'avais un peu perdu l'habitude ;)
Un moment de recueillement: c'est ici qu'ils ont signé la déclaration d'indépendance et la Constitution. Mes parents sont morts de rire. Les Amerlocs ont pas franchement la même notion de l'ancien que nous... Et puis, les visites troupeau, c'est pas le truc de mon père. Alors il se fout de la gueule de l'accent du guide. Soudain, je me souviens de qui je tiens mon esprit critique...
Petite pause après la visite intensive du musée de Philadelphie. Expo Frida Kahlo à tomber raide! J'avais déjà vu le film, je savais que je l'adorais, mais alors là! Elle est tellement torturée, ça prend aux tripes ce qu'elle peint. Et puis quelle femme!
En attendant le train (eh oui, ça existe encore et c'est nettement plus original que l'avion), on traine mon pauvre père dans un café, mais pour une fois, ce n'est pas un Starbucks. Ca fait assez couple de souverains avec les fauteuils rouges.
NYC!!!



Quelques incontournables: le pont de Brooklyn (où je flippe comme une malade. Je me trouve un tout petit peu trop près des voitures. Et puis les Américains sont des merdes en travaux publics, un pont s'est encore effondré cet été. Je sais, c'était pas le moment de m'en souvenir), la statue de la liberté, l'Empire State Building et autres vues sur buildings fort impressionnants!





Je ne sais plus trop avec qui je parlais de la dégénérescence de l'art moderne. Bref, voici un petit exemple de détournement religieux (Romain, si tu me lis, saute cette étape, je suis sûre que tu ne vas pas aimer)
A force d'arpenter les avenues dans tous les sens (euh, surtout quand je retourne en trombe sur la 5ème parce que l'éternel boulet que je suis n'a rien acheté mais laissé son pull préféré dans la cabine d'essayage...), de m'en mettre plein les mirettes au Metropolitan, au Gugenheim, à la Neue Galery et dans les galeries d'art modernes de Chelsea, de faire chauffer la carte bleue à Soho et Nolita, j'ai comme qui dirait faim. On a donné dans un peu tout: du resto bio pour américaines soucieuses de leur ligne aux restos gay branchouille en passant par la pizzéria préférée de Frank Sinatra et le classique hamburger. Pour changer, je passe ma vie le nez dans une tasse de café. Mon père est indigné: du café dans du carton! Mais au moins, je ne reste pas des heures attablée devant un petit noir, je le prends en marchant. Pour ma défense, j'ai passé huit jours à dormir par terre bercée par ses ronflements. La caféine était plus que nécessaire.



Passé l'émotion des retrouvailles, je pense aux choses sérieuses (mon déjeuner). On passe par le marché Hamish (aucune idée de comment ça s'écrit). Ca grouille de monde, j'avais un peu perdu l'habitude ;)
Un moment de recueillement: c'est ici qu'ils ont signé la déclaration d'indépendance et la Constitution. Mes parents sont morts de rire. Les Amerlocs ont pas franchement la même notion de l'ancien que nous... Et puis, les visites troupeau, c'est pas le truc de mon père. Alors il se fout de la gueule de l'accent du guide. Soudain, je me souviens de qui je tiens mon esprit critique...
Petite pause après la visite intensive du musée de Philadelphie. Expo Frida Kahlo à tomber raide! J'avais déjà vu le film, je savais que je l'adorais, mais alors là! Elle est tellement torturée, ça prend aux tripes ce qu'elle peint. Et puis quelle femme!En attendant le train (eh oui, ça existe encore et c'est nettement plus original que l'avion), on traine mon pauvre père dans un café, mais pour une fois, ce n'est pas un Starbucks. Ca fait assez couple de souverains avec les fauteuils rouges.
NYC!!!
Philadelphie, c'est joli, mais je n'y passerai pas ma vie. Alors que New-York, je ne pense pas que je m'en lasserai un jour. Je me souviens plus de l'ordre alors je balance en vrac:



Quelques incontournables: le pont de Brooklyn (où je flippe comme une malade. Je me trouve un tout petit peu trop près des voitures. Et puis les Américains sont des merdes en travaux publics, un pont s'est encore effondré cet été. Je sais, c'était pas le moment de m'en souvenir), la statue de la liberté, l'Empire State Building et autres vues sur buildings fort impressionnants!





Je ne sais plus trop avec qui je parlais de la dégénérescence de l'art moderne. Bref, voici un petit exemple de détournement religieux (Romain, si tu me lis, saute cette étape, je suis sûre que tu ne vas pas aimer)
A force d'arpenter les avenues dans tous les sens (euh, surtout quand je retourne en trombe sur la 5ème parce que l'éternel boulet que je suis n'a rien acheté mais laissé son pull préféré dans la cabine d'essayage...), de m'en mettre plein les mirettes au Metropolitan, au Gugenheim, à la Neue Galery et dans les galeries d'art modernes de Chelsea, de faire chauffer la carte bleue à Soho et Nolita, j'ai comme qui dirait faim. On a donné dans un peu tout: du resto bio pour américaines soucieuses de leur ligne aux restos gay branchouille en passant par la pizzéria préférée de Frank Sinatra et le classique hamburger. Pour changer, je passe ma vie le nez dans une tasse de café. Mon père est indigné: du café dans du carton! Mais au moins, je ne reste pas des heures attablée devant un petit noir, je le prends en marchant. Pour ma défense, j'ai passé huit jours à dormir par terre bercée par ses ronflements. La caféine était plus que nécessaire.



Petites soirée dans les bars blues (Harlem et Upper East Side). Là encore, je fais mon boulet. Un mec me fonce droit dessus, je pense qu'il va s'écarter, mais non. Résultat, monsieur casse sa bouteille. Et alors là, c'est le drame. Il me raconte sa life: il n'a plus d'argent, il allait à un anniv, il ne peut pas arriver les mains vides. Je lui file mes derniers dollars (trois, c'est pas non plus le bout du monde) sous le regard médusé de mon père. Bon, ok, il l'avait fait un peu exprès, mais je culpabilise pour un oui ou pour un non. Disons que je soulage ma conscience... Soirée avec Alexandre (plutôt sympa l'appart dans Time Square) où on se raconte un peu nos vies et où il m'expose ses théories sur la pub et le graphisme des jeux vidéo, petit resto français pour mon anniv (enfin, du canard et du bon pain!). J'ai pas trop à me plaindre ;)
Boston
Dernière étape de mon périple sur la côte Est. Que c'est joli! Première fois que je me retrouve à arpenter des rues à taille humaine! Les Bostoniens célèbrent dignement la Saint Patrick dans les pubs irelandais. Je pourrais passer des heures et des heures dans Little Italy. Passage dans Harvard où je manque tomber dans les pommes: dans les cafés, les étudiants lisent des bouquins et parlent politique!!! Je veux je veux! C'est un peu comme revivre ma prépa et les discussions interminables sur la virgule proustienne (j'exagère à peine). Pour me remettre de mes émotions, j'explose la carte de crédit chez Gap. Vu le taux du dollars, je me soigne en me disant que dans le fond, je fais des affaires...























