vendredi 30 novembre 2007

Soirée studieuse?

Assez géant: piscine annulée (et là franchement, me jeter dans l'eau froide me dit qu'à moitié), du boulot par dessus la tête, c'est le moment idéal pour potasser mes bouquins à la bibliothèque. Comme toujours, je suis bien installée au deuxième étage de Lockwood library (toilettes, machines à café et imprimantes à portée de main). Romain passe deux heures à se fendre la poire devant un speech de Sarko. Je bosse, je bosse. A peine si je regarde mes mails toutes les vingt minutes. Je me meurs d'admiration pour moi-même.
Tenez vous bien, je refuse la pause Starbuck que me propose Romain! C'est sûr, demain, c'est le blizard.
Il s'en va. J'y suis, j'y reste. Trois aller-retour à la machine à café, deux lignes pour mon paper. Petite scéance de reluquage: moche, intello, trop sûr de lui. Il est mimi, le petit étudiant en droit sur ma gauche qui s'est endormi sur son bouquin... Bon aller, je me reconcentre. Tiens, et si j'écrivais mon blog? Je suis bien sortie à 20h de la library, mais question productivité... Bien partie sur ma lancée, j'ai fait la cuisine, pris une douche de trois heures, regarder Lost, éplucher les relations sentimentales avec un ex sur msn. Ah c'est sûr, j'ai plein d'idées pour ce paper. Y a plus qu'à les écrire...

jeudi 29 novembre 2007

Trip in Chicago

Eh eh! J'ai décidé de vous épargner le compte-rendu linéaire. On va se la jouer guide de voyage!

Les transports

Pas de bol pour vous! Tout le monde n'a pas une super Mappy comme copine! Non seulement elle a le permis (et pour quelqu'un qui l'a râté quatre fois, c'est déjà une bonne raison de la vénérer), mais en plus, elle a une voiture! Neuf heures de route à l'aller, même chose au retour. Le super copilote Romain a pris le relais. Nous avons affronté le déluge. Le pauvre a cru mourir. Les marseillais sont pas habitués à conduire sous un torrent d'eau. Il faut bien admettre qu'on ne voyait plus grand chose dehors... Au retour, nous nous sommes faits arrêter par un charmant policier. Ils ne déconnent pas avec les limitations de vitesse dans ce pays! 70 miss, pas 80. Rassurez-vous, mon sommeil et celui de Pierre n'ont point soufferts de toutes ces mésaventures!
Et une fois sur place, je ne saurrai trop vous recommander le métro aérien (vue exceptionnelle) et vos petits petons (même par grand vent) pour explorer la ville.

La météo.

Ce qui est bien avec les grands lacs, c'est qu'on ne peut absolument rien prévoir. Je me lève le matin, je quitte ma chère et tendre coloc, je mets le nez dehors pour retrouver mes compagnons de voyage. Nickel. Même pas froid d'abord! Deux heures plus tard, l'orage du siècle nous tombe sur la tête. Nous sommes arrivés à Chicago sous la pluie. Le temps de traverser la rue pour atteindre l'auberge et je me noyais déjà dans mes chaussures. Que du bonheur! Le lendemain, neige. Mes petites soquettes et baskets offrent une faible résistance au froid quasi polaire (c'est officiel, vous allez me retrouver morte en janvier). Je trépigne pour rentrer dans tous les cafés que je croise. Les mains-bouillottes de Mappy me sauvent la vie. Mais cinq minutes plus tard, il faut tout recommencer. Les deux derniers jours, il ne fait pas moins froid, mais le soleil brille et Romain m'a filé ses chaussettes de tennis. Dès que le baromètre descend de cinq degrés, je rajoute une paire. Va falloir que j'investisse dans des chaussures quatre pointures au dessus de la mienne pour faire rentrer toutes ces chaussettes!


Juste au cas où vous seriez lents à la détente, à gauche: il neige. A droite, Pierre fait le pari fou de se foutre à poil sur la plage. J'ai un peu peur de la censure et je voudrais pas choquer les âmes sensibles, je vous donne la version soft (bon, en vrai, Mappy m'a pas encore filé THE photo ;-)

Le logement


Pas la peine d'en faire tout un fromage. Le seul trait plus que remarquable de cette auberge? Le café, à volonté, 24h/24. Si je me fie à Pierre, j'ai poussé un cri proche de la gueunon en rut lorsque j'ai appris la nouvelle. Bah oui, moi et le café, c'est pas de l'amour, c'est de la rage. Sans ma dose journalière, je suis prise de tremblements nerveux, tout m'excède. Une vraie crise de manque quoi!
Bien située, jolie rue, chambre pour nous tout seul. Ca permet de se lâcher sans passer pour un idiot avant d'aller se coucher. Et comme le monde est petit, dans la cuisine, nous avons rencontré d'autres français... de la même école que Mappy! Dommage, ils peuvent pas se piffrer. Ainsi va la vie!




La ville


Je ne vais pas vous faire un article de vingt pages. Il y a beaucoup à dire, c'est un peu la ville de l'architecture. Je ne suis pas hyper calée et en plus, j'ai la mémoire d'un poisson rouge en ce qui concerne les noms propres. Les images parleront pour moi...




Millenium Park sous la neige. Très morderne comme architecture. Ca a dû nous porter sur le système, Pierre a fait la conversation à un écureuil...

Vue d'en haut je la trouve pas mal non plus...



La grande ville au bord de l'eau (et plus on s'approche, plus on se les caille)



Du quartier résidentiel pépère aux grandes tours en passant par les intérieurs coquets des buildings downtown...



Le quartier chinois. Idéal pour se faire attaquer dans les rues ou se faire une petite choré sous le regard quasi indifférent de chinois blazés (vidéos à l'appui...)


Je pourrais vous balancer une quarantaine de photos, mais si vous n'avez toujours pas envie d'y aller après ça, je ne peux rien faire pour vous... si ce n'est vous prendre par les sentiments: qui aime manger, boire et la bonne zic? Au hasard: MOI! (et a priori vous si on est pote).

Le miam miam


On roulait pas sur l'or, mais on s'est fait des petits plaisirs (et le resto est beaucoup moins cher ici qu'en France).
Petit déjeuner de bagels (là, je me sens déjà très très bien), Karibou café (enfin, un vrai cappucino!!!), délicieuses noodles (fallait essayer celles aux épinards, pour sept dollars, tu t'en mets plein la panse), dish pizza (merci encore à Camille, comment aurai-je pu vivre sans y goûter???), copieux hot-dogs (qui a dit que je faisais un régime?)... et puis, pour rétablir le budget, pâtes et pâtes à l'auberge devant Heroes.



Le seul hic: quand c'est trop bon, on aime pas partager. Et puis, la dish pizza commence à me manquer. Dans la ville des chicken wings, je peux toujours me brosser pour en trouver! Mais si, j'aime Buffalo...

Et le soir...


Bars blues bien sûr!Pure musique, je tripe à 200%. Pierre et moi, on s'est fait ça deux soirs de suite (on a tout de même changer de club, faut savoir varier dans la continuité). J'ai eu droit à un petit cours par monsieur. Je suis sûre que je serai absolument incapable de tout réexpliquer, mais sur le coup, je me sentais moins bête. Ah et puis, en bon frenchies qui refusent de rester le cul posé sur leur chaise, nous avons danser un petit rock devant tout le monde. Après tout, on va jamais les revoir! Sauf que le lendemain, dans la queue de l'Art Institute, un charmant couple me fait remarquer que je danse très bien. Gloups!





Dernier soir: nous sommes tous au bord de la tentative de suicide (ou presque). On se console dans l'alcool et du bon! Bar à vin avec éclairage tamisé, jolies serveuses pour ces messieurs. Tout, parfait! J'allais dire qu'il me manquait un amoureux pour payer l'addition mais une amie comme Mappy, c'est mieux qu'un gros lourd qui vous regarde avec des yeux de veau. Elle a grâcieusement offert la troisième bouteille. Et moi, quand on m'offre à boire (surtout du vin blanc hihi) ça me rend toute chose!

En dehors de la ville


Sur le chemin du retour, petite envie de prendre l'air. La plage, c'est bien connu, est déserte, donc hautement sympathique, en hiver. Bon, je ne suis objectivement pas thermorégulée comme Mappy. Les pieds dans la flotte par moins cinq degrés, sans façon...






dimanche 25 novembre 2007

Quand Ignacio prend des vacances...

.... nous rappliquons tous chez Anne-Fleur. Pas de raison pour qu'on squatte tout le temps chez Romain. Mappy est au fourneau. Au menu : Mousaka. Pour une fois, nous donnons dans la parité hommes-femmes: Romain, Paul, Mike (le chouchou d'Anne-Fleur et en plus il est américain!) et son copain Jérémy / Diane, Mappy, Anne-Fleur et moi.
Je me suis fait explosée le ventre tellement c'était bon! Nous avons beaucoup bu. Surtout moi et Anne-Fleur en fait. Nous sommes allés chercher du renfort chez Jérémy. Trop belle maison! J'aime bien visiter chez les gens.
Retour chez Anne-Fleur et gros pétage de câble de ma twinette et moi en pause clopes. Photos à l'appui...










dimanche 18 novembre 2007

Thanksgiving avant l'heure


Spéciale dédicace à ma twin qui m'a permis de passer ma première nuit vraiment seule depuis que je suis arrivée ici. Merveilleux d'entrer dans un appartement absolument vide, de lire un vieux FHM à trois heures du mat en attendant que le chauffage se mette en route. En parlant de ça, les goût des mecs me dépassent. Britney Spears 70 places avant Scarlett Johanson, c'est du gros foutage de gueule! Se coucher dans le silence absolu et se réveiller à dix heures avec le soleil, paresser dans un lit pendant une heure. Le pied le plus intégral!

A deux heures, les colocs de Romain nous avaient convié à partager le repas traditionnel de Thanksgiving un peu avant l'heure. Ben était au fourneau depuis 9h30. Je n'ai jamais vu une dinde aussi grosse de toute ma vie! Nous étions environ 13. Atmosphère étrange. Je ne comprend pas grand chose aux règles de sociabilité des Américains. C'était un peu les Français d'un côté et les Américains de l'autre. Je me sens pas super sociable en ce moment. J'aime pas quand je n'arrive pas à discuter avec les gens, j'ai l'impression de passer à côté de quelque chose. En même temps, je n'ai jamais su comment me comporter dans ce genre de situations.

Nous sommes partis assez tôt pour aller assister à Mass de Bernstein dans l'église que fréquente
Romain. J'ai bien aimé. D'habitude, je raffole de ce genre de choses, mais je devais être un peu décalée. Je décrochais complètement par moments. Par contre, l'un des gosses avait une voix à mourir! Pure et cristalline, le genre de voix qui vous fait des frissons partout. Je comprend pourquoi les castras étaient aussi populaires par le passé!

Il fait un froid polaire. Je retourne à la réalité. Une pile de bouquins à lire. Ma coloc n'est pas là, mais son petit frère et sa mère la remplace... No comment! Je pète un plomb. Je veux être toute seule, seule, seule!

samedi 17 novembre 2007

Three phantoms

En ce moment, je donne dans les sorties culturelles. Hier soir, avec Mappy, Grace et Anne-Fleur nous sommes allées voir Three Phantoms à UB. Trois chanteurs de Broadway ont interprété une série de chansons. Ils avaient tous les trois joué dans le fameux Phantom of the Opera. Un vrai régal! Certes, ce n'est pas conceptuel comme musique. Ils ne font pas dans la plus grande originalité. Mais que c'est beau! Ce n'est pas Sinatra, mais presque. J'aurai pu rester assise à les écouter pendant des heures!










Nous avons retrouvé Romain, Mike (le petit Américain d'Anne-Fleur) dans un bar que je commence à fréquenter assidument mais dont le nom m'échappe toujours. Bref, je suis amoureuse de la serveuse, Tracy. Une blonde grosse comme une épingle à nourrice complètement allumée. Dans les toilettes, j'ai croisé une mariée complètement pompette. Drôle d'endroit pour célébrer le plus beau jour de sa vie. Elle a absolument tenu à me montrer son entrée dans l'église filmée sur le portable de la demoiselle d'honneur. Congratulations! Je savais pas trop quoi dire d'autre...

Ils sont spécialistes de la bière, mais ils servent un bon petit Riesling... et puis, c'est le seul endroit que je connaisse où on peut fumer une petite clope tranquilou sans sortir se geler les doigts dehors! Les Américains ont encore dû croire que nous étions tarés quand nous avons improvisé un petit rock au milieu des tables. Ils ont un bâton dans le cul dans ce pays!


Dernier épisode: je me couche tranquilement, un peu pompette. Le mec de ma coloc est encore là. Il est une heure du mat, mais bon, il va finir par partir. Je me réveille à huit heures. Ce n'est pas un réveil, mais les ronflements du mec! Pas de doute possible, il a dormi là! Je suis encore tellement estomaquée que je n'ai pas ouvert la bouche. Je suis tellement furax que j'ai peur de me foutre à hurler. Les crises d'hystérie, c'est pas bon pour ma santé. On est cardiaque dans la famille... Je pense que je vais lui laisser un post-it. La moindre des choses, c'est de me demander avant si ça ne me pose pas de problème de vivre avec ce type. Bah si! En plus, quelle odeur au petit matin! Cela dit, je ne vois pas pourquoi je suis encore surprise. La politesse et le respect des autres, c'est évident que c'est pas son truc...

Les joues du hamster

Bah oui je suis joufflue. C'est un peu de naissance. Ca me fait paraître cinq ans de moins. J'ai l'air plus jeune que ma frangine, tout le monde me prend pour une gamine. Dans quinze ans, je crois que je vais commencer à apprécier!
C'est pas que je les aime pas, mais disons que je les entretiens un peu trop bien ces derniers temps... Romain est un cuisinier hors pair. Et quand il me prend par les sentiments: pâtes, glace et vin et qu'en plus il me fait des yeux de panda pour que je me resserve, je ne résiste pas!
Mais bon, le foie gras de Noel m'attend. Et il est absolument hors de question que je me mette au régime en rentrant sur Paris. Donc, je vais un peu me calmer!

mardi 13 novembre 2007

Full Metal Jacket


Quand je ne gagne plus d'argent, j'ai plus de temps pour le dépenser. Je vous prie d'admirer mon sérieux. Je n'ai point céder à la tentation, je n'ai point entrepris de compléter ma collection de robes ou de chaussettes à rayures. Non. J'ai pris le métro avec Paul (un ami de Diane de passage pour une semaine) direction downtown et nous avons assisté à la projection de Full Metal Jacket de Kubrick. Je suppose que la plupart d'entre vous connaissent déjà le film. J'avoue ma grande ignorance. Mais que ça fait du bien de voir un vrai bon film. Ce n'est pas tant le sujet que la qualité des plans. On sent le travail esthétique, on sent la maîtrise quoi! Il paraît que l'un des plans est absolument exceptionnel. Il défie toutes les lois habituellement mises en application. Je dois vraiment rien y connaître en ciné car je ne vois pas trop de quel moment il parlait. Enfin, mardi prochain, c'est Woody. Je pense pas pouvoir résister...

Soirée Bowling

Dans cette charmante ville, je passe mon temps à manger. Samedi soir, après une copieuse soirée sushis vendredi, nous avons mangé mexicain dans le coquet appartement de Nadra et Cédric. Ensuite, nous avons enchaîné sur un bowling. Ce n'est, a priori, pas mon truc. Mais bon, c'est tellement célèbre ici, il fallait que je me lance. Et bien, je ne suis même pas la plus nulle! J'ai même fait un strike! Ouah!

Anne-Fleur ou le choix stratégique de la boule rose




Bref, je n'y passerai pas mes week-ends, mais je me suis bien fendue la poire (trop vieillot comme expression!).

vendredi 9 novembre 2007

Un complot?

Je ne suis pas obsédée par mon sommeil. Quoique... Je parle un peu que de ça en ce moment. Mais bon, je suis pas fille de psy pour des prunes. Dans la vie, faut faire avec ce qu'on a, ses névroses comprises!
Donc, hier, gros coup de cafard. Homesick, du boulot par dessus la tête, envie de rester toute seule au fond de mon plumard. Sur le coup de 22h30, ma coloc m'annonce qu'elle ne dort pas ici ce soir. J'ai cru que j'allais lui sauter au cou. Dieu serait-il de ce monde? Une nuit entière passée en tête à tête avec moi, rien que moi!
Et je peux vous dire que la première partie fut assez exceptionnelle. On ne mesure pas le prix de la solitude et du silence. Je me serais bien balladée à poil, juste pour sentir mon intimité retrouvée mais bon, faut pas exagérer, mes voisines sont du genre à entrer sans frapper et les asiatiques ont pas franchement le même rapport à la nudité que nous. Elles pensent déjà que je suis folle, je vais pas leur donner raison encore une fois!
Nuit assez parfaite, jusqu'à ce que... l'alarme incendie se déclenche à 6H30 du mat! Tout le monde dehors, dans le froid et en pyjama. Un réveil tout en douceur quoi! Les 25 sonneries de réveil de mon absente me manquent presque sur le moment. Comme Mappy me l'a gentiment fait remarquer, je devrais pas me plaindre, il était pas 4h. N'empêche, je commence à croire que tout le monde le fait exprès. Je crois que je vais abandonner l'idée d'avoir une tête normale et reposée ici. La gueule de déterrée, ça fait artiste torturée. Pas mal pour une littéraire, non?

jeudi 8 novembre 2007

Que ferais-je sans ma coloc?


Il est huit heures du mat. Le réveil de ma charmante et délicieuse colocataire sonne depuis une bonne heure à intervales réguliers. Par intervales réguliers, j'entend toutes les cinq minutes. Nous alternons entre la sonnerie classique et crispante du bon réveil matin, un petit tour d'Ave Maria, une chanson coréenne pop... Quand le réveil ne sonne pas, son portable se met à vrombir dans toute la pièce. Son cher et tendre, qui va sans aucun doute entrer dans la chambre d'ici une petite heure, veut s'assurer que sa chérie est bien levée. Si c'est pas mignon! En tout cas, une chose est sûre, moi je suis debout. Moi, je n'arrive pas à me rendormir en deux minutes. Ah, voilà que le téléphone de la chambre sonne! Va-t-elle se lever? Je jette un bref coup d'oeil. Elle a ouvert un oeil! Mais non, fausse alerte, elle le referme! Ah, le portable resonne et elle décroche. Quelle merveille, cette petite voix fluette. Je vais lui faire la peau dans deux minutes. Cela dit, les autorités américaines rigolent pas vraiment dans les cas de meurtre avec préméditation. Je vais me foutre sous ma douche, ça va me calmer. Et puis, comme j'ai le temps, je vais même pouvoir tenter de masquer les valises que j'ai sous les yeux. Je devrais peut-être lui dire merci?

dimanche 4 novembre 2007

Petite histoire drôle

Depuis bientôt un mois, nous organisons régulièrement des petits dîners chez Romain. Histoire de manger de la bouffe potable. Nous commençons doncà connaître un peu ses colocs. Trois jeunes hommes plutôt sympathiques dont le passe temps favori se résume se bourrer gueule et fumer des joints. Lever vers 16h de l'après-midi et nuits comateuses. Pas du tout le même style que Romain. Mais bon, ils sont gentils donc pas de soucis.
L'autre jour, petit café devant student union. Mappy et Romain pliés en deux de rire. Forcément, je demande ce qui se passe. La veille, les colocs de Romain étaient très high. Même moi je m'en étais rendue compte. Avant de partir, j'ai cru que l'un d'entre eux (coupe de cheveux improbable, genre je me suis dessiné un point d'interrogation au milieu du front) m'aurait bouffé toute crue. Je suis pas franchement flattée. Disons qu'il en était encore au stade où il pouvait se rendre compte que j'appartenais aux membres du sexe féminin. Enfin bref, je m'égare.
Donc, après mon départ et celui de mes joyeuses camarades, Romain et son coloc le plus normal (le plus mimi, celui qui sait faire la cuisine et le ménage!!!) sont partis se coucher.
Vers trois heures du mat, Romain est réveillé par des bruits étranges. Il se rend dans son salon et il trouve ses deux colocs en train de se battre! Pas une petite bagarre de rien du tout. Ils ont tout de même fait un trou dans le mur...
Avec toute son autorité naturelle, Romain les a renvoyé dans leur chambre. Sauf que les deux messieurs ne voulaient pas en rester là. Ils se passaient des coups de fil de chambre à chambre. Et l'un qui disait à l'autre, en pleurant: He doesn't want to let me go out... Assez pathétique je vous l'accorde. Enfin, Romain a fini par en avoir assez de faire la police dans le salo. Les deux toujours très high, ont fini par réussir à se rejoindre. Et là, comme après toute dispute digne de ce nom, ils se sont réconciliés sur l'oreiller! Romain a eu droit au bruitage dans son intégralité. Je tiens à préciser que les deux jeunes hommes en question ont chacun une copine et ne se connaissaient pas ce genre de tendances...
Je trouve cette petite histoire assez énorme. Depuis, ils se tiennent à carreau et sont incroyabement polis avec Romain. L'explication entre colocs n'a pas encore eu lieu. J'aimerai bien voir ça, mais je pense que ça va pas être possible. En tout cas, cette petite histoire a illuminé ma journée!

Sortie de boîte

Cette vidéo date d'il y a au moins un mois. Mais cette chanson, sans jamais l'avoir écouté, tout les français la chantent en boucle. On a même une petite choré en break dance par Seb. Je tiens à rappeler qu'il était très très tard et que nous étions bien fatiguées. Voilà le lien pour les curieux:

http://fr.youtube.com/watch?v=7D4LhhXvW_c

Deuxième soirée Halloween

Sauf que cette fois, je ne savais pas qu'il fallait se déguiser! On s'est fait une petite soirée lasagnes chez Romain. J'étais soit disant venu lui porter secours pour la préparation de la bolognaise. J'ai bien fait la bolo, mais je crois que le reste de l'après-m, je l'ai passé sur son lit à faire la sieste, humant les délicieuses vapeurs de marijuana. Eh oui, ses colocs ont pour vocation de transformer la maison en aquarium. Bref, bon petit repas.


Anne-Fleur était très motivée pour sortir (et accessoirement retrouver Mike). Alors ok, y avait Baro à cette soirée, mais si je passe ma vie à l'éviter, je vais manquer tout ce qui bouge dans cette satanée ville et ça n'aide pas non plus de rester seule dans sa chambre. 40 personnes, je ne devrais pas trop le voir...

Bref, tout le monde était déguisé, sauf les French. En même temps, notre accent est un costume en soi. Notre charmante présence aussi. Début de soirée difficile. Ca ne démarrait pas franchement. La moitié de mes copains sont partis, trop sur les rotules. Je suis restée avec Nadra, Cédric et Anne-Fleur. On avait prévu de finir la soirée downtown, mais Jeff, notre chauffeur, ne voulait plus bouger. Et puis, les gens commençaient à se lâcher un peu, ça devenait sympa. J'ai discuté avec un mec déguisé en travesti, qui m'a expliqué pendant trois quart d'heure pourquoi il n'aimait pas Paris. Là forcément, je me suis fait l'avocate de mon cher et tendre chez moi qui me manque trop depuis quinze jours.

Juste pour vous donner un petit aperçu des costumes. Y avait de tout, même de la bonne pouf de base:



Mike est entré dans mes bonnes grâces quand il m'a fait découvrir le baileys. C'est fou ce que ça monte vite ce petit truc. La soirée était encore plus marrante ensuite. On a dansé sur de la musique pourrie, mais c'était bien marrant:



La soirée a un peu été coupée en plein milieu. Les cups (c'est-à-dire nos meilleurs amis les policiers) sont arrivés et ont mis tout le monde dehors. Les Américains ne savent vraiment pas s'amuser. On a dû attendre dans le labo pour rentrer. J'étais sur les rotules.

Soirée Halloween

Ici, on fête Halloween avant la date clé. Le week-end qui bouge précède le 31. Nous nous sommes retrouvés chez Diane pour manger des pâtes. Il manquait Romain et Anne-Fleur, mais la maison était pleine. Quand on convie les amis d'amis, ça fait vite du monde. Au passage, les trois Coréens (Bangoo, Blair et Donkey) sont d'une éducation à toute épreuve. Ils ne se contentent pas de laver leurs assiettes, ils font toute la vaisselle, même celle des insupportables colocs de Diane.

Première partie de soirée fort sympathique. Je les ai tous beaucoup impressionnés: mais comment tu fais pour manger autant de glace? C'est des années d'entraînement intensif, messieurs!

Quand on a voulu bouger, ça a commencé à se gâter. Nous étions beaucoup trop nombreux, personne ne voulait faire la même chose et puis il y a l'éternel problème des petiots under 21, qui ne peuvent pas boire et qui ont beaucoup de difficultés pour entrer dans les bars et autres clubs. La soirée s'est soldée par une longue errance dans les rues. Reste quelques jolies photos: